Orateur(s)
Joost Wellens, Dr Ir, Chargé de groupe GIRE & Sécurité Alimentaire et Fouad Zouhir, Dr, Chargé de groupe Eau & Assainissement - Laboratoire Eau, Environnement et Développement (ULiège)

L’eau dans les pays en développement : un marché à quel prix ? Quelles solutions?

Résumé

Un bon appui institutionnel au plus haut niveau ainsi que l’implication du privé devraient favoriser une bonne gestion de l’eau dans les pays en développement.

En introduction de cette rencontre consacrée à la problématique de la raréfaction de l’eau dans les pays en développement, Joost Wellens (Dr Ir, Chargé de groupe GIRE & Sécurité Alimentaire) a illustré les facteurs qui expliquent la complexité de la situation en Afrique en particulier (dont l’instabilité politique).

Il a également présenté le rôle de la GIRE et ses différents acteurs afin d’améliorer la gestion de la ressource « eau » (depuis 1971).

En 1992, sont énoncés les principes de Dublin, dans le cadre de la GIRE.

1) L’eau douce est une ressource limitée et vulnérable, essentielle pour la vie, le développement et l’environnement.

2) L’exploitation et la gestion des ressources en eau doivent se baser sur une approche participative, impliquant les usagers, les planificateurs et les décideurs politiques à tous les niveaux

3) Les femmes jouent un rôle central dans l’approvisionnement, la gestion et la préservation des ressources en eau

4) L’eau a une valeur économique à travers ses différents usages concurrentiels et doit être reconnue comme un bien économique

En pratique, ces principes assoient notamment l’idée selon laquelle l’eau doit être considérée comme un bien économique, social et environnemental.

Ils insistent également sur l’importance de la gestion de l’eau et non uniquement de sa production.

Après cette présentation par Joost Wellens de l’évolution de la prise en compte de l’eau, du rôle des gouvernements et du privé, particulièrement en Afrique, Fouad Zouhir (Dr, Chargé de groupe Eau & Assainissement - Laboratoire Eau, Environnement et Développement à l’ULiège) a évoqué le cas du traitement des eaux usées au Maroc, ses contraintes et défis.

Parmi les problèmes identifiés par Fouad Zouhir, les boues notamment.

Et notre orateur de pointer un certain disfonctionnement des stations d’épuration des eaux au Maroc.

Dans la seconde partie de son exposé, Fouad Zouhir a comparé les stations qui ont choisi le système airlift ou la roue à aubes, et ce, d’un point de vue « Consommation énergétique » et « Performances épuratoires ».

La comparaison des deux systèmes nous a permis d’établir que l’airlift sera nettement plus rentable et plus efficace, malgré un coût d’investissement plus  élevé.


Retrouvez ci-dessous les slides de la présentation :

 

Les risques de la raréfaction de l’eau concernent tous les pays; pays en voie de développement ainsi que pays développés. Mais la « pénurie économique de l’eau », c’est-à-dire, le manque d’investissements appropriés dans le secteur de l’eau - ce qui aggrave considérablement la situation, est une problématique propre aux pays en voie de développement. Le manque d’un cadre législatif (respecté) fragilise encore davantage ces pays.

Comment la GIRE (Gestion Intégrée des Ressources en Eau), peut-elle contribuer à un cadre de stabilité sociale, environnementale et économique ?
Cette rencontre-conférence sera l’occasion d’aborder la question de l’eau en tant qu’enjeu central dans les pays en développement, tout en s'intéressant aux innovations permettant une meilleure gestion de celle-ci.

En seconde partie de rencontre, le focus sera ainsi mis sur le traitement des eaux usées au Maroc à partir des travaux de Fouad Zouhir. Ce dernier mettra en évidence les systèmes d’épuration ayant pour principe le traitement naturel (filtres plantés, lagune, chenal algal,…) ainsi que les traitements plus complexes intensifiant les processus naturels (boues activées, systèmes à bioniques, filtre bactérien aérobie… ).