Orateur(s)
Ferdinand Richter Responsable (France-Belgique d’Ecosia)
Panel d'intervenants
Orateur(s)
Ferdinand Richter, Responsable France-Belgique d’Ecosia, et un panel d’intervenants.

Digital et engagement sociétal. Effet colibri pour de grands changements ?

Résumé

Ce lundi 18 février, le thème du digital au service de l’engagement était mis à l’honneur avec un panel d'intervenants.

En introduction de sa présentation, Ferdinand Richter (Responsable France-Belgique du moteur de recherche Ecosia) nous a rappelé la nécessité de la patience pour entreprendre des projets durables, comparant cette sagesse au développement de la nature. Aujourd’hui, 40 personnes travaillent chez Ecosia. Les chiffres et les résultats atteints par l’entreprise sont encourageants et à la hauteur des espoirs ayant nourri le projet. Plus de 50 millions d’arbres ont notamment été planté aujourd’hui, grâce au moteur de recherche.

Ferdinand a présenté ensuite différentes actions menées par Ecosia, désignée récemment « entreprise à mission », c'est-à-dire une entreprise "au service d’une cause qui la dépasse".

Si on rêve aujourd'hui de villes plus vertes et plus smart, en imaginant une ville du futur ultra connectée, il a rappelé que ces modèles de projection sont limités à l’exploitation des ressources naturelles. Dans sa conception de la société, au contraire, il est important d’utiliser l’existant et de l’améliorer afin de l’utiliser mieux. Conscient qu’Ecosia ne rivalisera jamais avec Google, il fait néanmoins ce constat : si seulement 20% des utilisateurs de Google passaient à Ecosia, on pourrait en quelques années reforester l’entièreté de la planète et l’ensemble des émissions CO2 serait absorbé. Tout individu doit se rendre compte que chaque petit pas commence avec soi et qu’il faut le partager avec ceux qui sont autour de soi.

Quelles caractéristiques décrivent les nouvelles formes d’engagements portées par les jeunes aujourd’hui, à l’aide du digital ?

C’est la question à laquelle a répondu Elodie Dessy, doctorante à HEC-ULiège. Celui-ci est :

-       Au quotidien
-       Libre, flexible, facile et ludique
-       Structure des communautés
-       Au service de l’écosystème

Pour illustrer ces nouvelles formes d’engagements sociétaux que l’on voit émerger, portés, en particulier par la jeune génération, 3 intervenants ont témoigné de leur initiative :

-       Mathieu Jacobs pour Give a day
-       Joseph d’Ippolito pour Crowd’in
-       Adel Saebi pour Leo Not Happy

Ce faisant, chacun a mis en évidence, comment, à partir, de ses propres sensibilités, se mettre au service d’intérêts généraux.

Virginie Xhauflair a ensuite introduit la table ronde en relevant la complémentarité des différentes approches exprimées à la tribune avant de s’intéresser à chacun des porteurs de projet en tant qu’être humain afin de connaitre leur identité : Entrepreneur engagé, humain à forte sensibilité, acteur de sa citoyenneté sont certaines caractéristiques non exhaustives de nos orateurs. Mettre ses compétences au service de la planète, agir avec cohérence, se mettre en mouvement et créer de l’abondance pour la redistribuer, telles sont quelques-unes des motivations qui sont resorties comme animant les différents témoins de notre panel.

Évidemment les Business Model évoqués consacrent les bénéfices et les ressources sous un jour autre que dans les entreprises capitalistes. Mais ne rêvons pas, les rentrées financières restent une préoccupation majeure de ces porteurs de projets d’alternatives.

Lorsque la question relative à l’impact fait surface, Ferdinand Richter saisit cette opportunité pour en démontrer l’absurdité. Selon lui, l’idée est bien d’avoir le moins d’impact possible. Etre présent. Tel est l’importance pour Ferdinand Richter. Au final, ce qui importe c’est produire de l’expérience et des rencontres. Ici, aussi, le digital ne doit être perçu que tel un moyen au service d’enjeux et d’actions salutaires pour notre planète.

Retrouvez ici la vidéo présentée par Ferdinand Richter lors de la présentation.

Retrouvez ci-dessous les slides de la présentation :

 
!! Pour cette rencontre, l'inscription se fait via le site de la Cité Miroir.
 
A l’occasion de la venue exceptionnelle de Ferdinand Richter, responsable France-Belgique d’Ecosia, à Liège, LIEGE CREATIVE et le Centre d’Economie Sociale (ULiège) s’associent à l'Asbl MNEMA pour une soirée consacrée aux nouveaux modes d’engagements sociétaux.
 
A l’instar de n’importe quel autre moteur de recherche, Ecosia vous permet de faire vos recherches sur le web. Contrairement à d’autres moteurs de recherche, Ecosia réinvestit les bénéfices générés par les recherches en ligne dans la reforestation de la planète. Ainsi, en utilisant un outil qui fait désormais partie de notre quotidien, chacun a la possibilité de contribuer à la construction d’une société plus juste et plus durable.
 
Ecosia est loin d’être la seule entreprise à vouloir mobiliser internet, et plus largement les outils digitaux, pour générer un impact sociétal positif. De nombreuses initiatives émergent, transformant le paysage de l’engagement citoyen. Parmi ces initiatives, des plates-formes digitales facilitant la rencontre entre besoins d’expertise ou de temps et offre de bénévolat, des outils de micro-don, des communautés sur les réseaux sociaux mobilisant l’énergie collective pour des actions d’intérêt général, des algorithmes mettant le potentiel des données numériques au service de missions sociales, et bien d’autres encore...

 

Au travers du témoignage de Ferdinand Richter, et du partage d’expérience de plusieurs autres porteurs de projets, cette rencontre proposera une réflexion autour de nouvelles possibilités d’engagement citoyen qu’offrent les outils digitaux.

 

Panel d’intervenants :
- Virginie Xhauflair, Professeur (HEC-ULiège - Centre d’Economie Sociale)
- Elodie Dessy, Doctorante (HEC-ULiège - Centre d’Economie Sociale)
- Adel Saebi (Leo Not Happy)
- Mathieu Jacobs (Give a day)
- Joseph D’Ippolito (Crowd’in)

 

Entrée : 3 euros (1 boisson offerte à l’issue de la conférence)
Inscription obligatoire via le site de la Cité Miroir.

 

Avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme ULiège.