Orateur(s)
Hervé HASQUIN, Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique

Le soi-disant réseau "Gladio" en Belgique. Etait-ce l'instrument d'un complot d'extrême droite ? Qu’en penser un quart de siècle plus tard ?

Depuis 2013, l’Académie royale de Belgique étend le programme des cours-conférences du Collège Belgique à Liège, grâce à LIEGE CREATIVE. Les leçons, essentiellement dédiées à l’Innovation, sont données par des académiciens appartenant principalement à la Classe Technologie et Société. Ces conférences sont accueillies en des lieux prestigieux à Liège (Palais Provincial, Opéra Royal de Wallonie, Théâtre de Liège, Orchestre Philharmonique Royal).

Le Collège Belgique propose à chacun, tant à un public curieux qu’au chercheur spécialisé, des cours-conférences de haut niveau, orientés vers des thématiques peu explorées et aux confins de différentes disciplines. Il vise ainsi à sortir des universités, institutions artistiques et autres centres de recherche un savoir peu diffusé, afin de permettre à l’ensemble des citoyens d’y accéder.

L’affaire dite erronément « Gladio » éclata en Belgique le 7 novembre 1990 lorsque le ministre de la Défense nationale Guy Coëme, fut saisi par son homologue italien d’une demande de renseignements relative à un réseau international, dénommé Gladio, qui venait de tenir plusieurs réunions en Belgique sous la présidence d’un général belge. Le lendemain, dans une interview télévisée, le ministre belge fit part de son courroux et affirma tout ignorer d’un pareil réseau. Dans sa colère, il évoqua un certain nombre de dossiers non élucidés, dont les tueries du Brabant notamment. En d’autres termes y avait-il un lien quelconque avec les affaires qui avaient défrayé la chronique politique et judiciaire au début des années 80 ?

Une Commission d’enquête fut constituée par le Sénat : elle avait à se pencher avec sérénité et sérieux sur le dossier des réseaux stay behind, sur les ramifications ou non qui avaient été les leurs avec des groupuscules d’extrême-droite. Qu’en était-il de la stratégie dite de « la tension », du rôle des « spécial forces » américaines ? Bref la lutte contre l’emprise du communisme en Europe n’avait-elle pas été un prétexte pour générer des peurs et mettre en place des régimes forts ?

Après un quart de siècle, la littérature « complotiste », et même des essais romanesques entretiennent le doute ou formule des hypothèses ou des accusations dépourvues de fondement.

Entrée libre.  Réservation souhaitée.
Plus d’info : www.academieroyale.be

!!! Le cours-conférence se déroulera au Palais Provincial de Liège (Place Saint Lambert 18A | B-4000 Liège).