Orateur(s)
Benjamin STEVENS, Project Manager, ULg - GIGA-R : Systèmes et modélisation

Pathologie digitale : enjeux et défis technologiques de demain

Résumé
Ce midi, LIEGE CREATIVE accueillait Benjamin Stévens (ULg - GIGA-R : Systèmes et modélisation) à sa tribune, pour nous parler de la révolution que représente la pathologie digitale dans le domaine de l’anatomopathologie.  Il nous a plus particulièrement présenté le projet de recherche CYTOMINE dans lequel il est impliqué.
 
Selon Benjamin Stévens, la révolution occasionnée par la pathologie digitale est analogue à l’évolution récente dans le traitement numérique en radiologie.
Résumé très brièvement, la pathologie digitale, c’est le passage du microscope au numérique (scanner de lames pour une utilisation en format numérique). 

Un saut technologique qui offre de nombreux avantages (accessibilité, archivage, intégration, rapidité, …).
Le principal frein à lever quant à son développement sur le marché serait aujourd’hui lié à la réticence au changement chez les utilisateurs.
 
Notons que dans les domaines des soins de santé, de la recherche et de l'éducation, ce système répond à de nombreux besoins : l’augmentation du nombre de cas détectés et la pénurie de pathologistes, les problèmes de stockage de données, la réduction des coûts en équipement en matière d’enseignement, pour n’évoquer que quelques exemples.
 
Cytomine est un projet qui s'est focalisé sur l'analyse, la classification et la segmentation des images.  On peut créer beaucoup d'informations sur les lames, annoter les images, associer des propriétés, etc.  C'est un projet qui mise sur la collaboration (2 personnes peuvent travailler ensemble sur une même lame) et qui privilégie l'accessibilité (la plateforme est accessible partout, il suffit d'un accès internet).  En outre, la solution développée par Cytomine permet la connectivité à d'autres acteurs du marché.
 
Au-delà du premier but fixé, à savoir améliorer les soins de santé, Cytomine offre également une réponse à un besoin logistique au niveau des services hospitaliers qui doivent faire face à des urgences parfois difficiles à gérer.
Un beau projet et encore beaucoup de développements en perspective !

Découvrez la présentation de Benjamin Stévens.

La pathologie digitale utilise des échantillons de pathologie traditionnels (tissus biologiques ou cellules déposés sur lames en verre) et les transforme en images numériques à très haute définition.  Elle était jusqu’il y a peu faiblement utilisée.  En cause, les limites de la technologie : une mauvaise qualité d’image, une faible vitesse d’acquisition, une faible largeur de bande du réseau et un coût élevé.
 
Aujourd’hui, les innovations technologiques ont radicalement modifié la situation, ouvrant la voie à de nouvelles innovations pour lesquelles il existe de nombreux défis à relever.
Dans le cadre de cette rencontre, Benjamin Stévens vous parlera du projet Cytomine, une plateforme logicielle pour l’exploration, l’annotation et l’analyse automatique de lames virtuelles.